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maux d'où?
Journal intime

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TchatcheBlog: maux d'où?

Catégorie : Journal intime
Créé le :  17 déc. 2005 15h22 par ysabcamari
Modifié le :  04 févr. 2008 22h14
Visité :  2326 fois Cette semaine :  0 fois

Description :
d'écriture en étât d'ame.. de sentiments en passion..de sourire en esquisse.
la porte est ouverte,
entre, il y a du café qui chauffe sur le poêle..


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Et si Paul Fort avait raison.
Créé le : 04 févr. 2008 22h14 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Et si Paul Fort avait raison.
Mon bateau qui se balance dans le port,
Les temps ont changé,
Il y aussi le tien qui y est à l’ancre.
Nos vies que l’on aime malgré tout avec leurs gréements qui s'usent aux vents,
Avec leur trous dans la coque, et la quille abîmée
Avec l'équipage qui rogne et que l'on déteste,
Qui s'emballe et que l'on aime.
Et les jours de tempêtes et les jours de grand temps,
Avec les filets vides et les retours piteux,
Avec les fêtes à bord et les pêches miraculeuses,
Avec tout ça qui nous fait vieillir, bon an mal an.
Être heureux ne veut rien dire, ça n'existe pas,
C’est un souffle d'air parfumé un soir d'été
Ça passe mais ça ne tient pas.
Alors il a raison Paul Fort,
Les bateaux se dandinent à l’ancre,
Armés, ils peuvent nous attendre.
La mer est montée et le ciel est de cendre.
Le jour va se lever, une bougie s’éteindre,
Une vie s’arrêter et une autre reprendre.


(cf, Paul fort- amours marins)
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De trop d'acier, de peu de soie.
Créé le : 03 févr. 2008 09h14 Article posté par : Web

TchatcheBlog: De trop d'acier, de peu de soie.

Vous ne la voyez jamais sur votre chemin ou quasi pas.
Vous la confondez chaque jour, affairée regardant bas.
Trop souvent seule en petits matins et lourds cabas.
Pourtant elle vit ici, à deux pas.
Femme modèle, de celles qui n’existent pas.
Un mari de fonte qui l’empèse et la réduit à petit pas.

Elle peut briller parfois, d’une lumière contenue, qui ne vous éclaire pas.
Elle vit d’intérieur, fredonne quelquefois et s’endiscrète de sourires las.

Imaginez la,
Et puis non, vous n’y arriverez pas ...

Elle n’existe que quelques minutes chaque soir.
Quand son lot cesse et que l’autre dort déjà.
Dans la pénombre, à l’abri de ce monde là.
Elle s’allume enfin et s’envole en volutes d’apparat.
Elle tourbillonne, s’essouffle, se pose puis s’alanguit,
Fait l’amour et le réinvente à chaque fois.
Elle écarte ses voiles, ses seins blancs palpitent
Son ventre frémit à des caresses d’impensable.

Entre fatigue et désespoir.
Quelques minutes,
Soir après soir.

Elle sert les mâchoires,
Elle jouit en silence ...
Et rejoint dans le noir,
Sa couche froide et ses nuits de cauchemars


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d'être le Sancho d'un Alonso
Créé le : 03 févr. 2008 09h04 Article posté par : Web

TchatcheBlog: d'être le Sancho d'un Alonso
De rêves impossibles et de combats épiques contre des moulins par trop féroces,
Nous allons vers la bonhomie et l'amitié coûte que coûte,
Fussent-elles attachées au pas d'un plus fou que soi
Qui nous emmène sur des chemins que l’on n’oserait plus ...

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Orage...
Créé le : 03 févr. 2008 08h59 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Orage...

Le temps est lourd, le ciel d’ardoise. Dans son absence on devine le vent qui va venir ... violent. Les oiseaux s’effacent, la lumière se voile. Il est étrange de se dire que, sans ce qui s’annonce, on trouverait l’instant paisible.
Ai-je pris conscience de la fin ?
Le temps me rattrape, je devine à l’écoute de mes os le mal de demain, je me regarde et je ne me reconnais pas.
Et pourtant celui que j’étais est là, présent à mon esprit, terriblement proche et pourtant devenu à jamais inaccessible.
Je m’aimais, sûrement ... je ne m’aime plus, je me fais de moins en moins sourire, je ne me séduis plus ... j abandonne doucement ...
Est-ce cela que mes anciens me promettaient ?
Cela qui est arrivé sans crier gare.
j'imagine leur regard triste et satisfait : « ah tu vois ! » ...
Je gagne ma banalité, j’endosse le costume que l’on me tend.
J’apprends à être « moins », à passer la main ...
Je ne me plains pas, c’est plus confortable ... alors je laisse faire.
La génération d’avant trébuche chaque jour, mes repères disparaissent les uns après les autres ...
L’hécatombe a commencé qui m’enlève mes amis, mes amours, mon présent, ...
Je monte l’escalier, tête baissée.

Devant moi danse le cul malingre de cette putain de vieillesse ennemie.

Ô rage ...


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La Alhambra.
Créé le : 15 août 2007 18h50 Article posté par : Web

TchatcheBlog: La Alhambra.

L'Ocre rouge.
Les poussières qui dansent.

Lent.

Le pas d'un songe.
Les contre-jours, silencieux
Soleil bas.
Et l'Eau, rare, généreuse pourtant.
Scintillements.

L'ocre rouge encore
La passion dans le son des murs.
Arabesques.
Le sang des hommes.
L'ocre rouge.


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